Comment devient-on immortel ?
Pour les vampires, comme pour les lycans :
Le lycanthropisme, comme le vampirisme, se transmet invariablement par le sang. A l’heure actuelle, il n’existe aucune synthétisation de ces deux « maladies ». Il existe plusieurs méthode de contamination. Pendant des siècles, la plus courante était purement accidentelle. Un mortel et un immortel se battent, se blessent, leur sang entre en contact via une plaie, et le changement finira par s’opérer. Par la suite, certain peuvent choisir de donner délibérément leur sang. Autrefois, un transformation volontaire se faisait par simple ingestion. Il suffisait donc à un mortel de boire le sang d’un immortel pour être contaminé. Par la suite la méthodes par transfusion a été créé (ce qui permettait de stocker du sang d’immortel en vue de transformation), mais ce système a surtout été employé par Coecaedes, puis par l’Ordre du Temple.
Par la suite, le changement de mortel à immortel peut varier de une à vingt-quatre heures, voire plusieurs jours dans des cas exceptionnels. Inutile de préciser que plus c’est long, plus c’est douloureux. La durée de ce passage dépend avant tout de l’état de santé de la victime. Plus celle-ci sera faible (malade, blessée, ou anémiée) plus le changement sera rapide. En revanche, plus l’humain sera en forme, plus ça sera long (le système immunitaire tâchant de faire son travail en luttant sans succès contre le développement de la maladie). Pendant ce laps de temps, le future immortel n’est pas contagieux. Il ne le sera qu’une fois la transformation achevée.
Comment un mortel vit-il sa transformation ?
Pour les lycans, comme pour les vampires, cette étape est quelque peu douloureuse, voire parfois simplement insupportable. Mais chacune des deux espèces possède une façon différente de vivre la chose.
Les lycans…Pour eux, c’est l’enfer. La transformation est une véritable torture. Peu à peu, une sorte de bestialité s’installe en eux, troublant tous leurs sens, perturbant leur vision du monde, faussant le moindre de leur ressenti. La première transformation en loup à proprement parlé s’effectue pendant cette contamination et ne s’achève qu’une fois que la maladie est définitivement installée.
Il faut voir ça comme une sorte de seconde personnalité sans conscience humaine, avec un instinct sauvage développé à l’extrême qui cherche à prendre entièrement possession de la victime.
Le changement physique également est douloureux à l’extrême. Les muscles grandissent, s’alongent, les os changent de forme, d’épaisseur, la mâchoire s’agrandit, les dents se modifient, deviennent tranchantes. Le corps entier se couvre de fourure, généralement dans les même tons que la pillosité originelle de l’humain. La sensation équivaut à celle de se faire démembrer par un marionettiste fou qui s’éclate avec les différents morceux et les tords pour les réassemblé dans une posture inhumaine.
Il n’est pas rare qu’un humain devenant loup sans soutien de la part d’un congénère perdre purement et simplement la tête, ou meurt par la douleur. Il n’existe à l’heure actuelle rien pour amoindrir l’effet de souffrance.
Les humains qui luttent contre l’intrusion animale ne peuvent que retarder la transformation et donc décupler la douleur. Les premiers changements d’état sont toujours le fruit d’un échec de la volonté humaine. La moindre émotion (haine, faim, amour, frustration) est exacerbée, tirant l’humain vers le loup. Le retour à l’état d’humain dans ces cas-là se fera soit par épuisement, soit par assouvissement de l’instinct, ou dans de rares cas par la volonté humaine qui reprend le dessus.
L'instabilité de la forme du loup dépend également du sujet, de sa force morale, et surtout du soutient qu'il a de la part d'un semblable. Un lycan sans guide a 99% de chance de devenir complètement fou et ce, de manière irréversible. Pour qu'un lycan sache modérer son désir inavoué de bestialité, il faut compter une moyenne de deux à trois ans. A partir de là, avec les années, il pourra obtenir une maîtrise idéale et savoir arrêter sa transformation à certains stades, puis à activer un changement uniquement sur certaines parties physiques (pour cette dernière catégorie, il faut compter une moyenne d'un siècle de vie et de l'entraînement à la limite du masochisme).
Aux changements physiques s’incluent dans les jours qui suivent une exacerbation des sens. Les odeurs sont plus flagrantes, donnant mal au cœur. Le toucher est plus sensible, l’ouïe plus perfectionnée jusqu’à donner des migraines, le goût des aliments n’est de loin plus le même, la vue devient beaucoup plus aiguisée, la force et l’endurance ne permet plus d’estimer ses limites convenablement. Il faut un temps d’adaptation qui s’étale en général dans le courant de la première année suivant la contamination.
Par la suite, le loup va apprendre à se maîtriser, à faire en sorte de changer de forme selon sa volonté et non plus selon un instinct animal. Pour cela, il vaut mieux avoir un loup expérimenté à ses côtés pour apporter un soutien aussi bien physique que moral. C’est aussi une des raisons qui pousse les loups, par-delà l'instinct, à vivre en meute. Un loup solitaire, contaminé et abandonné, n’a que très peu de chance de survie. Qui plus est, à l’époque de Noctiluca, un loup qui refusait un soutien et ne se contrôlait pas était facilement mis en détention le temps qu’il apprenne à se maîtriser (afin d’éviter qu’il ne tue bêtement et attire l’attention). Dans des cas plus extrême, un loup définitivement perdu psychologiquement parlant est systématiquement abattu, afin d’éviter des massacres.
En général, les lycans évitent de propager leur espèce via le sang pour des raisons évidente de bon sens. A moins qu’il ne s’agisse d’une vengeance ou d’un désir qui défie la raison.
Cas particulier : les loups nés naturellement ne sont pas soumis aux mêmes souffrances. Un lycan naturel n’a pas autant de difficulté à lutter contre sa part animale puisqu’il est né avec. La bête fait partie intégrante de sa personnalité et reste contrôlée. Il peut arriver qu’une émotion excessivement forte leur fasse perdre le contrôle, mais c’est rare. Cependant, il lui faudra tout de même de l’entraînement pour maîtriser et améliorer ses transformation. En général, c’est l’un des parents qui se dévoue à la tâche de l’enseignement. Dans une meute, il arrive aussi qu’un lycan particulièrement sage est expérimenté prenne à sa charge les jeunes loups au lieu des géniteurs.
Les vampires…Si leur transformation est également douloureuse, elle est, contrairement à celle des lycans, parfaitement supportable. Il est excessivement rare que la souffrance fasse des dégâts psychologiques à un future vampire. L’étape du changement ne dépasse pas les vingt-quatre heures, même pour ceux qui tentent de résister. Il se traduit par une évolution perturbante des sens (qui deviennent nettement plus poussés, même si ce n’est pas autant que celui des loups). Les canines s’allongent sensiblement et deviennent nettement plus tranchantes, ce qui provoque facilement des blessures aux lèvres le temps de s’habituer à la transformation.
La contamination peut s’effectuer accidentellement. Comme dans le cas du loup, il peut s’agir de contact par le sang au court d’une bagarre. Auquel cas, la transformation sera donc plus lente, et plus douloureuse puisqu’il n’y aura personne pour soutenir le future caïnite. Ça commencera avec des maux de tête, mal à la mâchoire, suivie quelques heures plus tard d’une soif décuplée que l’eau ne pourra pas apaiser. Puis viendra la pâleur maladive, parfois un peu de fièvre. En une journée, l’humain sera devenu vampire. Il peut néanmoins lutter contre la soif des journées entières, ce qui n’est de loin pas recommandé puisque dans ce cas, le besoin de sang finira par prendre le pas sur la raison. La première gorgée peut paraître euphorisante au point qu’un nouveau vampire ne saura probablement pas s’arrêter et ira jusqu’à tuer sa proie. C’est pourquoi les vampires ont tendance à surveiller les nouveaux nés, afin qu’ils ne commettent pas d’erreur qui pourrait leur nuire à tous.
Il arrive souvent que la contamination soit le fruit d’une décision. Un vampire a pu choisir de rendre immortelle une personne pour des raisons variables (bien qu’il soit rare qu’un caïnite décide de partager ce qu’il aura tendance à considérer comme une malédiction), ou un humain a pu demander l’immortalité. En tous les cas, la transformation guidée par un vampire du commencement à la fin est bien plus agréable. Pour débuter, l’immortel boit le sang de son infant, afin d’affaiblir au maximum son organisme et donc de faciliter la transformation. Il peut amener l’humain au seuil de la mort. Ensuite, il lui suffit de donner de son sang à boire. Là encore, plus il en donnera, plus la transformation sera rapide et moins douloureuse.
Pour simplifier ces étapes, un vampire expérimenté se servira de ses dons psychiques pour déformer la sensation de douleur de son infant, pouvant soit la faire passer pour de la simple appréhension, soit pour du plaisir.
En tous les cas, il est plus simple pour un vampire, à l’instar du lycan, d’avoir un guide afin de ne pas commettre d’erreur et surtout pour aider à développer les pouvoirs mentaux. Un caïnite se développant seul aura beaucoup plus de peine à travailler ses capacités hors normes. Il pourrait même ignorer l’existence des pouvoirs mentaux et ne jamais les développer. Le rattrapage de l’apprentissage est alors beaucoup plus difficile.